04 73 91 35 36

Démarche d’abandon

Un animal n’est pas un jouet et avant l’adoption, il faut réfléchir un maximum.

L’engagement envers un chien, chat, furet, … peut demander beaucoup d’énergie et de moyens financiers sur plusieurs années.

Si la plupart des abandons sont le résultat d’un manque de prise de conscience malgré tous les avertissements réguliers dans les médias, les élevages sérieux ou les refuges, il y a aussi ceux  qui cachent une énorme souffrance humaine.

Parfois la vie est ainsi faite, malgré un attachement important envers son compagnon il n’est plus possible de lui apporter l’attention nécessaire. Une maladie, un divorce, un voisinage hostile, un changement dans la vie professionnelle et c’est un innocent qui se retrouve au refuge.

Les abandons étant parfois accompagnés de larmes , consécutifs à  des situations vraiment difficiles, les employés du refuge ainsi que les bénévoles ne jugeront pas celui qui doit amener un animal.

Côté chatterie

Avant toute chose, il faut comprendre que le territoire, parfaitement organisé et apprivoisé, est un facteur sécurisant pour le chat.Ce territoire constitue un élément indispensable pour le maintien de son équilibre émotionnel et sensoriel.

L’acte d’abandon, justifiable ou non, équivaut à arracher le chat à cet équilibre, provoquant un stress important. Le chat perd en quelques minutes tous ses repères. Contrairement au chien, la présence humaine ne lui sera d’aucun recours pour surmonter cette épreuve…

Isolé en box, le chat, dès son entrée en chatterie, capte les phéromones de stress des autres pensionnaires.Ceci décuple son stress et sa peur.Des phéromones apaisantes sont déposées par le personnel des chatteries pour tenter de le rassurer, mais rien n’est joué: une spirale infernale s’installe.

Après un choc émotionnel, le chat cesse très souvent de s’alimenter.Stressé et affaibli, il sera une cible idéale pour les virus ambiants, notamment le coryza.

Malade, ses chances de trouver un foyer rapidement sont quasi nulles.

Après quelques semaines (pour les plus chanceux), le chat retrouve une certaine stabilité dans cet univers chaotique.

Plus à l’aise et acceptant le contact humain, il attirera d’avantage le regard de futurs adoptants, pourvu qu’il ne soit pas trop âgé, ni de couleur noire. Par chance, il sera adopté et pourra s’acclimater dans un nouveau territoire, auprès d’une famille aimante, en espérant que cette expérience en refuge soit la dernière.

Cependant, il ne faut pas oublier les autres : ceux qui se sont laissés mourir, refusant de s’alimenter, fuyant tout contact humain, succombant à la maladie, ceux qui attendent encore un foyer et ceux qui ne quitteront plus jamais le refuge…

Côté chenil

Il ne faut pas perdre de vue que tous nos chiens sont arrivés au refuge accompagnés de leurs maîtres qui repartent sans euxÀ leur déstabilisation psychologique liée à un brutal changement d’environnement, vient s’ajouter une détresse affective évidente.

L’insécurité est l’une des premières émotions ressenties par les nouveaux arrivants : les aboiements des autres réfugiés, la forte charge émotionnelle du moment de l’abandon (signature des papiers, description du caractère, motifs de la séparation, etc…) les plongent la plupart du temps dans un état anxieux.

D’une manière ou d’une autre, ils savent qu’on parle d’eux et qu’il va leur arriver quelque chose de négatif. 

Les signes avant-coureurs sont nombreux : discussions sur le chien (et en sa présence) avant l’abandon, ambiance glauque dans la voiture, émotion des maîtres, chagrin des enfants

Le malheur fait place à la désocialisation…

Pour bon nombre de ces chiens qui ont été chouchoutés toute leur vie, l’adaptation positive au refuge est extrêmement  difficile.

Ils souffrent énormément de la rupture du lien avec leur maître et leur famille. Un danger les guette : après l’expression de la recherche éperdue de l’humain suit, dans certains cas, une désocialisation sévère.

Il n’est pas bon que la venue d’un humain provoque une décharge émotionnelle et affective démesurée, car cela signifie : « Enfin…! On vient rompre mon douloureux quotidien ».

Au risque de rebuter un éventuel adoptant par une attitude trop extravertie. Il n’est pas bon non plus qu’un chien qui manifestait de l’enthousiasme à l’approche de quelqu’un se mette peu à peu à ne plus lui accorder d’importance et d’attention. Au fil des mois, certains  commencent à se désintéresser des humains et il devient difficile d’interagir avec eux. Ils s’attachent parfois à leur compagnon de box et deviennent de plus en plus difficilement adoptables car peu avenants. Le meilleur candidat à l’adoption restant celui qui saura par son calme attirer le regard, s’asseoir, donner la patte et ne pas manifester trop vigoureusement sa joie de quitter son box…

Newsletter

Mentions Légales

Plan Du Site

Nous Contacter

Inscrivez-vous à la Newsletter

Recevez les actus de l'APA les bons plans et des infos sur vos animaux de compagnie !

Vous vous êtes inscrit(e) avec succès !