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Bonjour à toute l’équipe de l’APA,

Quelques nouvelles de Gaspard, adopté en octobre 2017, et qui a bien changé depuis. Il était en effet un chien extrêmement craintif et qui paniquait à la vue de l’homme.

A son arrivée, il ne parvenait pas à nous regarder et ne cherchait qu’à se cacher dans un coin. Le moindre bruit le faisait s’aplatir. Il a fallu donc faire preuve de patience et de persévérance. Pour commencer, nous l’avons malgré tout obligé à être dans la même pièce que nous, mais sans nous en occuper plus que cela. Nous ne l’avons pas sur cajoler, car il s’agissait avant tout qu’il parvienne à comprendre qu’il était dans une situation « normale ». Des caresses régulières, des paroles, mais nous l’avons laissé venir à son rythme. Son coussin était à côté du canapé, de sorte que je pouvais laisser pendre la main. Sans plus. Ainsi, au bout de quelques jours, il a commencé à renifler cette main.

Je reconnais avoir eu à un moment un petit découragement, car après plusieurs semaines, il n’interréagissait toujours pas. Le regard restait fuyant, la queue ne bougeait pas, il n’était toujours pas propre et ne manifestait aucune émotion à notre présence. Heureusement, l’équipe de l’APA a été là pour nous soutenir et nous donner des conseils précieux.

Il a encore fallu plusieurs jours pour qu’il vienne poser la tête sur les jambes, ce qui était déja une petite victoire. J’ai la chance de pouvoir l’emmener au travail, et il était donc constamment avec moi, au bureau, en voiture, sur le terrain (la chance des chiens de forestiers)

Ces efforts ont fini par payer : il a manifesté de la joie en nous voyant en remuant son petit bout de queue et en venant de lui même chercher des caresses. La première fois où il a joué a même été un moment émouvant, car du haut de ses trois ans, on avait l’impression d’avoir un jeune chiot qui découvrait le jeu et sautait de manière désordonnée ou courrait en tout sens, un peu comme un veau que l’on met au champ pour la première fois. Il a par contre fallu lui faire comprendre que si nous étions très content de jouer avec lui, nous n’étions pas un congénère, et il ne pouvait donc pas jouer en nous mordant comme ils le font entre eux. mais il a suffit d’une réprimande pour qu’il l’assimile aussitôt.

Aujourd’hui, Gaspard est donc un chien quasiment équilibré. C’est un chien calme, calin, relativement obéissant (nous n’avons pas cherché à en faire un chien de cirque). Vis à vis des personnes étrangères, il va vers eux, sauf s’il s’agit de personnes brusques ou bruyantes. Il a tendance malgré tout à paniquer dans les situations qu’il ne maitrise pas ; lieux bruyants et remuants où il ne voit pas trop d’échappatoire. Il a perdu la plus grande partie de ses tocs, notamment de tourner en rond sans arrêt. Malgré le fort attachement qu’il nous manifeste en nous suivant partout, il accepte de rester seul à la maison.

Qualité supplémentaire qui me permet de l’emmener en forêt sans crainte : il n’a absolument aucun instinct de chasse. Nous avons croisé toute sorte de gibier, qu’il a bien vu, sans qu’il ne réagisse aucunement.

Bref, Gaspard est l’exemple que même dans les cas les plus désespérés , avec du travail et beaucoup de patience, on peut arriver à réinsérer un chien et lui redonner une vie heureuse . Merci à vous pour avoir permis cette rencontre, pour votre soutien et pour tout le travail que vous faites pour eux.

Reçu le 11/01/2020